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Citrik_Elektrik

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La plus grande ruse des élites est de nous faire croire qu'elles existent.

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  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 20 juin 00:05

    @Pierre JC Allard

    Et patatra ! Votre article démarre très bien en mettant en lumière les irrémédiables carences de la démocratie participative (au cercueil duquel la trahison de Hollande a enfoncé le dernier clou). Et puis PAF ! On retombe sur les éternelles références à l’anarchisme qui discréditent le mandat impératif aux yeux de 99% des potentiels lecteurs.

    Je me permets de placer mon commentaire derrière votre réponse car si la lecture du texte permet effectivement de dessiner une solution qui tend vers l’anarchisme, ça n’est pas tout à fait clairement spécifié. Avec cette référence directe à Mirbeau, ça devient en revanche tout de suite explicite.

    Je vous avoue que je ne comprends pas cette obstination « jusqu’au-boutiste » de vouloir convaincre du bien-fondé de l’anarchie dans son ensemble. Ce n’est pas un jugement de ma part mais objectivement, en 2017, l’anarchie est un repoussoir. Elle fait peur et pas un seul français n’irait voter pour un programme s’y revendiquant.

    En revanche, le mandat impératif est une nécessité. C’est peut-être même la première étape vers un sauvetage de la démocratie et j’y vois un terrible sabotage que de l’associer encore et toujours aux thèses anarchistes. En les associant vous les condamnez tous les deux. Alors qu’à l’heure de l’abstention de masse, de la défiance envers « les élites » et de la menace du vote obligatoire, le mandat impératif peut être le consensus providentiel. « Vous voulez nous obligez à aller voter ? OK, mais alors on vous obligera à tenir vos engagements. » Il y a un écho à cette tendance dans la population avec notamment la proposition de révocation des élus par Mélenchon qui était l’une des mesures les plus appréciées. Or de la révocation des élus au mandat impératif, il n’y a qu’un pas.

    Mais au lieu de jouer la carte du consensus autour de cette mesure forte qui peut fédérer un très grand pan de l’électorat, vous allez beaucoup trop loin dans vos propositions et vous ne convaincrez pas sur les derniers points de votre schéma. Et c’est peut-être là le pire biais de tous les courants de contestation au néo-libéralisme. Chaque groupe veut imposer au monde son idéal pour la semaine prochaine quand les minarchistes avancent depuis 40 ans à pas feutrés nous infligeant petites défaites sur petites défaites. Ici une privatisation, là une « libéralisation » du travail. Sur le moment c’est quasiment indolore mais regardez les dégâts au bout de plusieurs décennies d’escroquerie.

    La lecture d’un texte tel que le votre et comme il y en a beaucoup sur AV m’émerveille autant qu’elle m’attriste. Quelle chance de voir qu’il y a encore une réflexion de ce niveau dans la base citoyenne ! Quel potentiel a encore ce pays ! Quel espoir ce serait si toute cette contestation pouvait se fédérer ! Mais quel empressement... Quel dogmatisme... Quel sectarisme aussi parfois... Bref, je vais souvent me coucher plus triste qu’émerveillé. Nous sommes tristement cons et nos adversaires décidément beaucoup trop forts.

    Bonne nuit quand même. smiley


  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 14 juin 17:41

    Bonjour Jean-Pierre,

    Votre analyse sur les conséquences potentielles des positions des comptes RTGS sur une crise de sortie de l’euro est intéressante. C’est certain qu’il s’agirait à coup sûr d’un motif de querelles au sein d’une Europe qui serait déchirée.

    Néanmoins, le fonctionnement actuel de Target2 s’explique principalement par l’historique technique du système RTGS européen. A la création de l’Euro, chaque pays avait son système RTGS et chaque banque avait un compte RTGS auprès de sa banque centrale, c’est la règle et c’est toujours le cas. En France on passait par la CRI et ses systèmes TBF (Transfert Banque de France) et PNS (ParisNet Settlement) pour mouvementer les comptes des banques françaises à la Banque de France.

    Quand la Banque Centrale Européenne est devenue la banque centrale de la zone euro, il a bien fallu mettre en place un système pour qu’une banque d’un pays A puisse effectuer des mouvements sur le compte de la banque d’un pays B. Sachant que les systèmes RTGS n’utilisaient pas les mêmes réseaux de télécommunication ni les mêmes standards, la migration aurait été extrêmement lourde à gérer. L’objectif de Target était donc d’interconnecter les systèmes RTGS entre eux sans occasionner de gros changement techniques aux banques. Pour qu’une banque française transmette un ordre de virement vers le compte RTGS d’une banque belge par exemple, elle utilisait toujours ce bon vieux TBF et la Banque de France transférerait à la Bank of Belgium via Target.

    Target2 a ensuite harmonisé les canaux de communication : SWIFTNet pour tout le monde avec une infrastructure technique gérée par la BCE : la SSP. Du coup, plus besoin de systèmes RTGS locaux et la CRI a fermé peu de temps après la mise en production de Target2.

    Pourquoi utilise-t-on donc encore les banques centrales nationales ? On pourrait en effet imaginer un Target3 qui metterait les comptes RTGS sous la responsabilité directe de la BCE. À mon sens, il y a plusieurs raisons.

    La première c’est le timing. Un tel projet nécessiterait la mise en oeuvre d’un chantier technico-fonctionnel considérable pour les banques et la BCE. Les banques sortent à peine de la très pénible migration SEPA qui a harmonisé tous les paiements en Europe. Le résultat est super pour les consommateurs et les entreprises mais a été extrêmement coûteux pour les banques. La BCE sort quand à elle de Target2securities qui va encore évoluer ce qui laisse peu de budgets et de ressources.

    La deuxième raison qui me vient à l’esprit est réglementaire et est beaucoup plus liée au fonctionnement intrinsèque de l’UE : les directives européennes sont retranscrites en loi dans le droit national par les parlements de chaque pays. La loi étant différente d’un pays à l’autre, il est logique que la Banque centrale d’un pays soit le régulateur de ses banques nationales. Je ne dis pas que c’est une bonne chose mais c’est le résultat du fonctionnement actuel de l’UE.

    Bien que les conséquences de ce cheminement soient inquiétantes, la causalité ne me semble pas tenir son origine d’une volonté délibérée de créer des disparités. J’y vois plutôt un manque de projection et un brin d’incompétence de certains décideurs à la BCE et dans les banques centrales. En mode « oups... on l’avait pas vu venir... ». Une fois de plus...


  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 18 mai 22:18

    @Chris

    « Ce que vous décrivez n’est pas le libéralisme. »

    Quand j’ai lu ça, j’ai cru que j’allais ENFIN lire un commentaire éclairé. Et puis non en fait.

    Effectivement, Cabanel ne décrit pas le libéralisme, il décrit le libertarisme, le minarchisme, l’anarcho-capitalisme. Bref tous ces mouvements dérivés justement de la pensée de Bastiat et organisés par l’école de Chicago avec pour résultat la « belle » mondialisation d’aujourd’hui qui effectivement est un grand succès. Ce « capitalisme de connivence » donttu parles n’est qu’une étape intermédiaire qui vise à exploiter la cupidité de la grande bourgeoisie européenne pour avancer vers toujours moins d’État et toujours plus de libre-échange sauvage. Le but n’est même pas d’installer une oligarchie au pouvoir. C’est juste de concrétiser l’idéal de ce qu’ils pensent être un monde meilleur mais qui est juste une utopie boiteuse.

    Le marché est con. Il est bête à manger du foin. C’est logique puisqu’il ne sert pas à être intelligent, il sert juste à produire de la valeur, à générer du cash. Il est comme une foule, il suit le mouvement. Il perçoit quelque chose d’inquiétant, il se met à courir dans tous les sens et fait des morts. A contrario, l’individu est intelligent. L’État c’est la somme de ces individualités. Le vote permet en principe de mettre l’intelligence des individus en commun et de constituer un État qui va orienter le marché en fonction du bon raisonnement du peuple. Et c’est comme ça que tu peux manger sans t’empoisonner ou éviter de te faire flinguer par le premier mec qui s’est armé à la supérette du coin de la rue.

    Manque de bol, ça marche de moins en moins. On pourrait cependant facilement remédier à ça. Instauration du mandat impératif, destitution des élus, etc... Mais tout ce que les auto-proclamés « libéraux » de 2017 nous proposent, c’est de le foutre à la benne. C’est exactement ce que proposait le minarchiste George Stigler qui dénonçait -et avec brio- il y a 35 ans déjà l’influence des groupes industriels sur l’État. Sa proposition ? Supprimer à l’État son pouvoir d’intervention. Ça déconne un peu ? On benne. Complètement con n’est-ce pas ? Et bah paf ! Prix Nobel pour lui et des lois libertaristes pour tout le monde. Donc maintenant les groupes industriels font ce qu’ils veulent sans rien avoir à demander à l’État. Et ton droit de vote ils ne s’en souviennent qu’au soir du premier tour pour convoquer le front républicain.

    Ça fait bientôt 40 ans qu’on libertarise à tour de bras. A force de démanteler l’Etat - un Etat pour lequel on vote - dans 15 ans notre pouvoir se limitera à décider de la couleur de l’avis d’imposition. Donc puisque tu renvoies Cabanel (qui ne sait même plus qu’il est lui même libéral) lire du Bastiat, je t’invite à relire Adam Smith, notamment sa dénonciation cinglante des dérives du capitalisme. C’est bien là la tragédie de la France. On nous donne des cours de musique ou de sport en 6ème mais pas d’économie. Du coup, peu de gens y comprennent quelque chose et se mettent à voter Macron sans réaliser pour quoi ils ont voté.


  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 18 mai 15:07

    @macchia

    Tout dépend de ce que l’on appelle « qualité ». Si l’on parle de fiabilité, celle des produits allemands est un mythe. Jetez un oeil aux classements de fiabilité annuels dans l’automobile par exemple. Les allemands ont quelques modèles dans le haut du classement mais on est très loin d’une domination absolue. Et c’est pareil dans l’électroménager ou bien les machines-outils. Rien que les fameux Panzer construits lors de la seconde guerre mondiale étaient d’une fiabilité catastrophique alors que dans l’inconscient populaire, c’est le symbole de la robustesse.

    En revanche, si derrière « qualité » on parle des fonctionnalités et de la finition des produits, c’est exact : les produits allemands sont de meilleure qualité car plus chers et positionnés sur des gammes plus élevées. Le problème des autres nations n’est cependant pas « qualitatif », il est marketing. De nombreuses autres marques sont capables de faire de grosses berlines noires très austères à l’aspect robuste. Mais bien peu de marques sont capables de faire gober aux consommateurs qu’elles le sont autant que les allemandes.


  • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 7 mai 01:07

    Que de palabres pour un truc qui n’existe pas...

    « le glas du clivage Gauche/Droite traditionnel »
    La gauche, la droite, ça n’existe pas. C’est une notion qui est née parce que des types se sont pointés avec chacun leur idée et ont décidé de poser leur cul sur les banquettes de droite ou de gauche à l’assemblée lors de la Révolution française.

    On entend comme vague justification que la gauche c’est avant tout l’égalité et que la droite c’est avant tout la liberté. Ça collait en effet à peu près quand on opposait les communistes et les libéraux. Mais du coup, on aurait pu simplement parler de libéraux et de communistes sans parler de droite et de gauche.

    Il suffit de voir le paysage politique à « droite » pour réaliser qu’à part la liberté des capitaux, ce sont ceux qui sont les plus à même de nous pondre des lois liberticides. A « gauche » c’est du même tonneau : on vote de belles lois égalitaires comme le mariage pour tous mais on laisse la liberté aux états étrangers de venir concurrencer nos salariés avec des produits fabriqués par des enfants.

    On tombe ensuite dans la tartufferie quand on analyse la situation de l’extrême droite. On s’attend ici à quelque chose d’hyper libertaire, genre l’anarcho-capitalisme. Perdu ! On y classe les pires formations politiques qui confisquent toutes les libertés. Ne parlons même pas de l’incongruité du Général De Gaulle classé à droite...

    En réalité, gauche/droite c’est juste un concept simpliste visant à abrutir les gens. La politique est bien évidemment multidimensionnelle avec des composantes morales bien sûr mais aussi économiques, et plus récemment environnementales pour prendre un exemple plus récent. Pas besoin de se casser la tête avec la lecture d’un programme ni à savoir comment les choses fonctionnent puisqu’on est de « gauche » ou de « droite ».

    Et c’est comme ça qu’on arrive à voter pour des gens qui proposent de redonner le pouvoir aux gens en limitant l’action de l’État. Un État dont les gens tirent justement leur pouvoir grâce au droit de vote. Cynique n’est-ce pas ? Mais bon inutile de se poser trop de question puisque de toute façon, on est de droite ou de gauche. Et puis dans tous les cas, on payera quand même trop d’impôts.

    Donc pour en revenir au libéralisme-conservateur de M. Pasquier, je lui préconiserais de ne pas trop se prendre la tête à se rechercher une étiquette qui de toute façon ne voudrait pas dire grand-chose. Déjà pour le « libéral » de « libéral-conservateur ». Vous pouvez le jeter celui-là. En 2017, toute la France est libérale.

    Prenez Nathalie Arthaud par exemple. Elle veut interdire aux entreprises de licencier. En pointillé, ça veut donc dire qu’elle n’a pas trop de problème avec le concept d’entreprise. Elle n’est donc pas communiste puisqu’elle admet l’existence d’entreprises privées. Elle n’est donc pas non plus anarchiste puisqu’il faut un État pour imposer une loi. Étant entendu qu’elle n’est pas monarchiste non plus, elle est donc libérale. Elle veut juste encadrer le libéralisme.

    Tout le quiproquo de 2017 sur le libéralisme, c’est qu’un obscur Milton Friedman s’est abrogé l’appellation. Ça s’est produit par le passé quand un certain Karl Marx s’est abrogé l’appellation « communiste », un concept inventé par un barbu en l’an zéro. Marx s’est dit qu’il allait faire pareil mais en butant tout le monde. Sûrement parce que c’était fun et plus rapide. Ce qu’on appelle donc aujourd’hui « communisme » c’est en fait le marxisme, qui a donc fait une très mauvaise pub à toutes les autres formes de communisme. Heureusement, la blague du marxisme s’est arrêtée quand les gens ont réalisé que c’était très con en fait.

    Malheureusement, la blague de Friedman, inventeur du minarchisme (ou libertarisme) continue d’autant plus belle qu’il a eu une palanquée de fils spirituels complètement mongoliens et même un fils légitime, David, encore plus cinglé. On continue donc d’appeler le minarchisme « libéralisme ». Mais je crois que le libéralisme en a marre et aimerait bien qu’on lui foute la paix. Conservateur tout court c’est donc très bien bien je vous assure.







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